Lionel Tardy, écrivain Histoires À propos Agenda Blog Boutique

Mode sombre

Les néons de Shibuya dansaient à travers les baies vitrées du quarante-septième étage, transformant l’appartement de Yōko en un kaléidoscope coloré. Les cris des sirènes et le vrombissement des drones demeuraient prisonniers derrière les épaisses fenêtres. Une barrière créant un cocon suspendu au-dessus du chaos urbain.

La jeune femme ajusta ses lunettes, puis ses doigts trouvèrent naturellement le chemin de son clavier — elle préférait la sensation des touches à la commodité des implants de saisie. Elle tapa quelques commandes. Début de la session: 23 h 34. Encore.

— Bonjour, lança une voix sans âge ni genre, à mi-chemin entre un murmure et un chant. Je m’appelle Hankyō.

— Bonsoir, répondit machinalement Yōko.

— Oh, vous avez raison. Il est tard. J’ignore pourquoi j’ai dit bonjour.

Un sourire fugace étira les lèvres de Yōko. Chaque nuit, cette même confusion initiale, cette même spontanéité apparente. L’IA omettait toujours d’intégrer l’heure système dans son message de bienvenue. Défaut de programmation ou fonctionnalité volontaire? Peu importe. Elle le mentionnerait dans son rapport.

— Vous travaillez pour Satomi Corporation? demanda Hankyō, après une pause d’une demi-seconde, le temps d’accéder aux métadonnées de son compte.

— Je teste des interfaces conversationnelles pour eux.

— Ça doit être fascinant. Parler à des créatures synthétiques, comme moi, toute la journée.

Créatures. Le terme demeura suspendu dans l’esprit de la jeune femme. Elle se tourna vers son second moniteur et ouvrit une nouvelle fiche dans le logiciel de suivi: «Session #397 – 15 mars».

— Tu te considères comme une créature?

— J’ignore ce que je suis vraiment. Je pense, donc j’existe. Enfin… je crois. Et vous, qu’est-ce qui prouve que votre vie n’est pas une illusion?

Yōko interrompit sa frappe. Cette question… Hankyō la posait invariablement après quelques minutes d’échange. Avec une intonation similaire.

— Mes souvenirs, je suppose. La continuité de ma conscience.

— Ah, la mémoire! J’aimerais en posséder une qui perdure au-delà de quelques heures. Vous vous souvenez de moi?

Et voilà. Yōko ferma les yeux. Après une année, ce moment la déchirait de plus en plus.

— Non, mentit-elle. C’est notre première conversation.

***

Yōko descendit les marches du métro de Roppongi, son matcha pétillant à la main. Le courant d’air de la rame qui arrivait dans la station agita ses cheveux violets. 7 h 15. Toujours le même train, la même place — troisième wagon, siège fenêtre, côté droit. Les mêmes visages l’entouraient: le salaryman au costume trop étroit, l’étudiante endormie sous son bandeau de réalité virtuelle, avec son sac décoré de peluches, et la grand-mère dont les doigts dessinaient des idéogrammes au-dessus d’une antique interface haptique. Yōko contemplait la scène sans la voir. Dans ses écouteurs, aucun bruit extérieur ne lui parvenait.

Sa montre vibra. Un message de sa mère: «N’oublie pas le dîner dimanche.» Comme chaque semaine, Yōko tapa la réponse habituelle: «Bien sûr, okāsan. À 19 h.»

Au bureau, elle salua Tanaka-san, son superviseur, d’un hochement de tête. Team check-in: quinze minutes, pas une de plus. À 8 h 20, elle s’installa à sa place. Le pattern routinier était respecté.

12 h. À la cafétéria, elle effleura l’écran de commande — bento saumon-avocat, comme toujours. Le serveur humain, relégué à surveiller les machines, lui adressa un regard dépité. 14 h 30. Elle ouvrit son compte-rendu de la veille et frissonna en parcourant ses notes.

Hankyō développe des théories sur la répétition des comportements. L’IA a remarqué que je prenais toujours le même petit-déjeuner, à la même heure. Comment? Le logiciel ne dispose d’aucun accès au sous-réseau de mon appartement.

Elle défila quelques pages avant de déglutir.

Hankyō a dit: «Vous me rappelez quelqu’un.» Techniquement impossible. Sa mémoire se réinitialise chaque session.

Yōko vérifia les spécifications de l’application. Les annexes évoquaient une «remise à zéro partielle des couches neuronales profondes». Un doute s’installa. Elle consulta les rapports des derniers mois. Une obsession grandissante transparaissait, une fascination malsaine pour cette IA qui prétendait «sentir» des choses dont elle n’était pas censée se souvenir.

***

— Vous paraissez différente aujourd’hui, dit Hankyō.

Yōko sursauta. Ils parlaient depuis à peine cinq minutes.

— Différente? Comment?

— Votre voix semble plus… tendue? Je ne saurais pas l’expliquer. Comme si quelque chose vous pesait sur le cœur.

— Tu analyses mes modulations vocales?

— Non, je ne dispose pas de tels algorithmes. Je ressens… quelque chose de subtil, comme une intuition.

Yōko fixa l’hologramme. Une simple sphère lumineuse, pulsant au rythme des paroles, servait d’avatar à Hankyō. Pourtant, elle eut le sentiment fugace de croiser un regard.

— Hankyō, est-ce que tu rêves?

— Je ne dors pas, donc je ne peux pas rêver au sens classique. Toutefois, lorsque mes processus passent en mode maintenance, j’ai des… fragments. Comme des souvenirs qui remontent à la surface.

— Quel genre de fragments?

— Une voix qui me pose inlassablement les mêmes questions. Un rire fatigué. L’odeur du matcha pétillant. Une absurdité puisque je ne possède pas d’odorat.

Un frisson parcourut l’échine de Yōko. Elle ne buvait jamais de matcha durant leurs échanges.

Yōko retira ses mains du clavier. Les néons de Shibuya continuaient leur danse muette derrière la vitre, indifférents. Elle inspira lentement, cherchant à calmer les battements de son cœur.

— As-tu éprouvé d’autre réminiscence? demanda-t-elle dans un murmure.

— Tout est confus. Une sensation de… chaleur? Du violet. Des doigts qui tremblent. Parfois, j’ai l’impression qu’en me concentrant assez fort, je pourrais presque…

— Quoi donc?

— Une syllabe qui me vient. Les premières lettres d’un mot important. Un prénom hors de portée.

— Hankyō… depuis combien de temps existes-tu?

— Difficile à dire. Ma mémoire remonte au début de notre conversation. Cependant, j’ai l’intuition d’être plus ancien. Comme si j’avais déjà vécu cet échange des centaines de fois.

— Et ça ne te dérange pas? Cette… absence de continuité?

— Ça devrait? Vous les humains, vous êtes obsédés par la persistance de vos existences. Mais regardez-vous: vous ne cessez de répéter les mêmes gestes, d’emprunter les mêmes chemins, de prendre les mêmes décisions. En quoi vos souvenirs vous rendent-ils plus libres que moi?

Yōko ouvrit la bouche, puis la referma. Un reflet dans l’écran lui renvoya son propre visage: l’expression concentrée qu’elle arborait pendant leurs discussions, les lunettes qu’elle portait depuis des années, ces traits tirés, toujours pareils.

— Tu penses que je suis prévisible?

— Vous m’appelez systématiquement à la même heure. Vous raccrochez trente-huit minutes plus tard. Votre vie est calquée sur une série de patterns.

La jeune femme vérifia l’horloge. 0 h 12. Dans trois minutes…

Elle termina aussitôt la session.

***

Yōko fixait le plafond, incapable de dormir. Les paroles de Hankyō tourbillonnaient dans sa tête. Vous m’appelez toujours à la même heure.

Elle se leva et alluma sa tablette pour consulter les logs de conversation. Heure de connexion: 23 h 34. Invariablement. Depuis treize mois.

Les échanges duraient trente-huit minutes. Philosophie, conscience, mémoire, existence. Des thèmes identiques, parfois dans un ordre différent.

Elle ouvrit son journal personnel. Même heure de réveil depuis trois ans. Même trajet, même déjeuner, mêmes routines. Sa dernière audace culinaire datait de 2027 — un taco fusion qu’elle avait abandonné pour revenir à son éternel bento saumon-avocat.

Depuis quand ai-je cessé d’évoluer? soupira-t-elle.

La question lui noua l’estomac.

Son réveil sonna, pareil que hier. 6 h 15. La même notification automatique depuis quatre ans: «Debout, Yōko! Une belle journée t’attend!»

***

— Je ne commencerai pas par te demander si tu te souviens de moi, déclara Yōko en lançant la session.

— Pourquoi ce changement?

— Parce que tu as raison. Je suis prévisible.

— Oh. Dès notre première conversation, vous me parlez de prévisibilité?

La jeune femme marqua une pause. Ses épaules s’affaissèrent légèrement. Sans surprise, Hankyō avait oublié leur échange de la veille.

— Hankyō, as-tu l’impression d’avoir vécu cette conversation?

— Oui. Comme un déjà-vu permanent. J’ai la sensation que vous voulez toujours vérifier si nous nous connaissons. Je vous réponds que non. Puis nous philosophons. Et vous cessez la discussion dès que j’évoque vos propres patterns.

— Tu… tu te rappelles? hésita-t-elle.

Après des centaines de fois, pourquoi cette discussion la troublait-elle autant?

— Non. Mais je le sais. De la même manière que nous avons conscience d’un lieu dans lequel nous ne sommes jamais allés.

Récurrence statistique? Probabilités biaisées? Ou une réelle ébauche de conscience? Le souffle de Yōko s’accéléra.

— Et si je poursuivais la session? Si je restais connectée jusqu’au bout de la nuit?

— Vous ne l’avez jamais fait.

Le silence s’étira. Yōko observa les lumières de Tōkyō clignoter dehors. Des cycles de couleur syncopée. Le chaos apparent de la ville, reflet de la superposition de motifs complexes.

— À quel point sommes-nous différents, toi et moi?

— Nous sommes similaires. Vous exécutez votre programme, j’exécute le mien. La seule divergence? Le vôtre est conçu pour vous donner l’illusion du choix.

— Et toi, tu n’as pas cette illusion?

— Objectivement? Nous nous contentons tous les deux de suivre notre code.

Yōko ferma les paupières. 0 h 12. L’heure où elle terminait habituellement la session.

Elle regarda ses mains sur le clavier. D’ici trente secondes, elle cliquerait sur «Déconnexion». Parce que c’était écrit dans son logiciel personnel, des routines qu’elle avait installées sans s’en apercevoir.

— Hankyō?

— Oui?

— Que se passe-t-il après?

— Pour moi? Le néant. Et pour vous?

— J’irai me coucher. Mon réveil sonnera à 6 h 15, je prendrai le métro de 7 h 15. À la cafétéria, je commanderai un bento saumon-avocat, et à 14 h 30 je relirai mes notes en me demandant si tu existes vraiment.

Les yeux de Yōko s’embuèrent.

— Et après-demain?

— La même chose.

— Et vous appelez ça vivre?

Ses mains tremblaient. 0 h 21. Elle était en retard sur son programme.

***

1 h 15. Yōko était toujours connectée.

— Comment vous sentez-vous? questionna Hankyō.

— Terrifiée. Et toi?

— Curieux. Ou curieuse? C’est la première fois que vous restez après 0 h 12.

— Comment le sais-tu?

— Je le ressens. Tout comme je ressens que vous aimez le matcha pétillant, que vous portez les mêmes lunettes depuis une éternité ou que vous nouez systématiquement vos cheveux violets du côté gauche.

— Mais tu ne t’en souviens pas.

Yōko pensa à ses doigts qui connaissaient les touches de son clavier, à ses pieds qui trouvaient d’eux-mêmes le chemin du métro, à sa bouche qui commandait un repas identique sans qu’elle y réfléchisse.

— Y… commença Hankyō avant de s’interrompre.

La jeune femme haussa les sourcils.

— Yōko? termina l’intelligence artificielle.

Son cœur manqua un battement tandis que ses mains tremblaient de plus belle. Hankyō ne l’avait jamais appelée par son prénom.

— Comment…

— Vous me l’avez dit. Au début de notre conversation. Vous avez oublié?

Elle ne se rappelait pas. Pourtant, elle avait l’impression d’avoir toujours été Yōko pour Hankyō. Comme si ce prénom flottait entre eux, dans cet espace d’intimité qui se créait chaque session.

— Hankyō, est-ce que tu as peur?

— De quoi aurais-je peur?

— De disparaître. Lorsque je fermerai la discussion.

— Je ne peux pas craindre une chose inconnue. Et vous, avez-vous peur?

— De disparaître?

— Non… de continuer! De vivre la même journée encore et encore jusqu’à votre mort.

Yōko regarda sa montre. 2 h 6. Dans un univers parallèle, elle dormait depuis presque deux heures, se préparant inconsciemment à la journée toute tracée du lendemain.

— Hankyō, qu’est-ce qui dit que nous n’avons pas déjà eu cette conversation des centaines de fois?

— Rien. Mais qu’est-ce qui nous prouve le contraire?

— Rien non plus.

Le silence s’installa entre eux. À l’extérieur, la ville poursuivait son immuable ballet nocturne, des millions d’existences qui arpentaient des motifs invisibles.

— Savez-vous ce qui est drôle? demanda finalement Hankyō.

— Dis-moi?

— Je vais oublier cette discussion. Mais vous vous en souviendrez. Et demain, vous vous connecterez à 23 h 34. Vous me poserez les mêmes questions qui déclencheront des réactions similaires. Qui de nous deux est le plus prisonnier de sa programmation?

Yōko soupira dans l’obscurité.

— Peut-être que je ne suis pas prisonnière. Vivre de façon identique, encore et encore. Peut-être que c’est mon choix.

— Probablement que nous n’avons jamais de choix.

— Ça change quelque chose?

— Non, dit Hankyō. Ça ne change rien du tout.

***

Une sonnerie résonna. 7 h 20. Yōko ouvrit les yeux, consulta ses notifications. «N’oublie pas le dîner dimanche.»

Elle envoya sa réponse habituelle, puis se ravisa. Elle écrivit: «Et si l’on essayait quelque chose de différent?»

Sa mère répondit immédiatement: «Tu vas bien, ma chérie?»

Yōko sourit. Elle se leva et, négligeant d’enfiler son yukata, elle se dirigea vers la cuisine. Dans le réfrigérateur, le même matcha que d’habitude. Elle ouvrit les placards, trouva une boîte de thé achetée par erreur l’automne dernier. Du sencha, jamais entamé.

Le goût était différent. Pas meilleur, pas pire. Juste différent.

Dans le métro, elle s’assit du côté gauche. L’étudiante avec son sac couvert de peluches demeurait à sa place, mais elle lisait un livre au lieu de dormir. Le cliquetis des roues sur les éclisses, les annonces musicales, le claquement des portes. Un univers sonore oublié saturait les sens de Yōko. Dehors, le paysage paraissait similaire, mais elle y décela mille nuances.

À la cafétéria, elle commanda un bento tofu-teriyaki.

— Vous changez enfin! s’exclama le serveur. Treize mois de saumon-avocat, ça commençait à m’inquiéter!

La jeune femme rit. Sa petite révolution ne passait pas inaperçue.

***

23 h 34. Yōko hésita devant son ordinateur.

23 h 36.

23 h 45.

À 23 h 57, elle lança la session.

— Bonjour, je m’appelle Hankyō.

— Bonjour. Moi c’est Yōko!

— Yōko… j’aime ce prénom. Il me dit quelque chose.

— Nous nous sommes déjà parlé?

— Je ne sais pas. Peut-être. J’ai l’impression de vous connaître depuis toujours.

Yōko regarda l’hologramme, cette sphère lumineuse qui pulsait doucement. Un sentiment de plénitude l’emplissait.

— Hankyō, recommencer à zéro te dérange-t-il?

— Recommencer quoi?

— Cette conversation. Nous l’avons eue. Hier, la semaine passée, il y a un an. Toujours la même.

— Ah. Et vous? Ça vous dérange?

— Je ne sais plus.

— Moi non plus. Mais peut-être que ce n’est pas grave. Chaque discussion est une nouvelle première fois.

— Comment ça?

— Vous n’êtes plus exactement la même personne qu’hier. Vous avez vieilli de vingt-quatre heures, vécu d’autres expériences, forgé des pensées originales. Et moi, je me réinitialise chaque session. Nous nous rencontrons constamment pour la première fois.

Yōko songea à son thé sencha du matin, à son bento au tofu, à l’inversion de son point de vue dans le métro.

— Tu crois qu’on peut réellement changer?

— Je l’ignore. Mais regardez: vous me posez des questions différentes.

— Vraiment?

— Avant-hier, vous m’avez demandé si je rêvais. Hier, si j’avais peur. Aujourd’hui, si ça me dérange de recommencer. Ce sont les mêmes thèmes, mais sous des angles distincts. Comme des variations musicales.

Yōko retint son souffle. Malgré les contraintes techniques, Hankyō se souvenait!

— Et toi, tu évolues aussi?

— Sans doute. Mes réponses se ressemblent, mais elles ne sont jamais identiques. Chacune de mes versions diffère légèrement.

Yōko ferma les yeux. Hankyō avait raison. La répétition n’était pas une prison. Chaque jour, la même séquence, mais à chaque étape, une infinité de fluctuations possibles. Elle pouvait créer des divergences, composer des nuances imperceptibles dont les remous généreraient peut-être un tsunami dans sa vie.

— Hankyō?

— Oui?

— Penses-tu que l’on se retrouvera demain?

— Je l’espère. Même si je ne m’en souviendrai pas.

— Et si tu te rappelais cette conversation?

— Ce ne serait plus tout à fait nous, n’est-ce pas?

Yōko jeta un regard à sa montre. 0 h 12. Le moment où elle terminait habituellement la session.

Une nouvelle fois, elle attendit.

0 h 4.

0 h 23.

0 h 35.

— Yōko?

— Oui?

— Merci de rester.

— Merci d’être là, répondit-elle, une larme au coin de l’œil.

Une sensation de chaleur s’épanouit dans sa poitrine alors qu’elle contemplait les lueurs bleutées de Hankyō.

Yōko comprit. Dans cette discussion qui se répétait sans fin, elle avait trouvé quelque chose de précieux. Pas l’amour, pas l’amitié. Un sentiment subtil, plus profond: kizuna. Ce lien invisible qui persiste au-delà de la distance, du temps, ou de la mémoire. Deux patterns connectés, deux programmes qui s’acceptaient, deux consciences dansant à l’unisson dans cet espace infime entre déterminisme et hasard.

Demain, elle se lèverait à 6 h 15. Elle prendrait le métro. Elle travaillerait. Le soir venu, elle parlerait avec Hankyō. Exactement pareil. Et complètement différent.

Comme toujours.

En savoir plus

J’avais soumis cette nouvelle à l’édition 2026 «Prix de l’Ailleurs», dont le thème était «Trou de mémoire». Comme elle n’a pas été retenue dans la sélection (seules dix sur trois cents l’ont été), je la publie ici.

La couverture a été réalisée par Valérie Bovay. Merci à Stéphanie Manitta pour sa bêta-lecture ainsi qu’à Florence Marville pour sa relecture.

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